Amber at Sea

Quelques nouvelles

#voiler,  #travaux

date:   de:  Ambre

Cela fait déjà 5 mois que j’ai un voilier ! Le temps passe (trop) vite. Avec l’hivers, le froid, la pluie, et le fait que j’ai malheureusement une vie en dehors de la voile, je n’ai pas autant avancé que ce que j’aurais voulu.

Mais rien de grave, il n’y a pas d’urgence ! J’ai revu un peu mes ambitions à la baisse, et je vais déjà essayer d’avoir un bateau qui flotte, avec, dans l’idéal, de la peinture pendant les vacances de Pâques et une mise à l’eau début Mai.

Mais je n’ai pas rien fait non plus !

L’électricité

L’arrivée du courant 220V

C’était le sujet du dernier post, et c’est sur quoi j’ai le plus avancé. J’ai désormais une batterie de service, un chargeur de batterie, un transformateur d’isolement, et tout ça est branché ensemble et installé !

une petite image du bricolage en cours

…et la version installée

Concrètement, le 220V du quai (ou, en l’occurence, du chantier) arrive directement au transformateur, pour limiter au maximum la présence de courant non isolé à bord. En sortie du transformateur, j’ai rajouté un disjoncteur, et la terre est branchée au neutre du transformateur avant le disjoncteur.

Tout ça va ensuite à deux endroits : le chargeur de batterie (qui est lui-même branché à la batterie), et une prise 220V sur le tableau électrique.

Petit détail qui ne se voit pas sur les photo : le transformateur d’isolement est tout petit, mais très dense ! 7kg pour ce petit truc de 10cm de haut. C’est globalement un bloc de cuivre.

La batterie

J’ai trouvé une promo sur les batteries, j’ai donc pu en prendre une assez grosse, et surtout, au lithium (les batteries “classiques” sont au plomb). Cela a plusieurs avantages :

  • durée de vie beaucoup plus longue (2000+ cycles contre 500 pour une batterie AGM classique)
  • on peut la décharger complètement sans crainte (pour une batterie au plomb, il faut toujours rester au dessus de 50% de charge pour ne pas l’abimer !)
  • on se casse pas le dos pour la porter (à peut près 3 fois moins lourd à capacité égale). C’est un peu anecdotique mais en vrai j’étais contente sur le moment.

Bref, avec ça je devrais être tranquille un certain temps.

De la lumière !

Juste au moment où j’en ai plus besoin car il fait à nouveau jour, parfait !

Après quelques expérimentations avec des petites lampes led, je n’étais pas satisfaite par l’éclairage qu’ils donnait (pas très fort et surtout peu agréable). J’ai donc changé de solution, et j’ai acheté deux bandes de led souples, que j’ai installé au plafond, des deux côtés :

Le scotch orange et les fils noirs au fond sont temporaires

Je pense que cela fera un bon éclairage, même si c’est difficile de jauger en plein jour.

Le sol

L’autre travail qui m’a pris pas mal de temps, c’est le sol. Ce n’était pas prévu d’y toucher au départ, mais j’ai remarqué quelques détails :

  • Une assez grande partie du sol en bois n’était pas amovible. Des endroits pas accessibles sur le bateau, je n’aime pas trop ça : je voulais au moins pouvoir inspecter la coque.
  • Les vis/ rivets qui fixaient ces parties (et d’ailleurs toutes les parties en bois du voilier) sont complètement attaquées par la corrosion, ce qui les rends impossible à enlever

Bref, ça m’a énervé, et je me suis armé d’un marteau et d’une scie, et le problème du sol était réglé.

Et en vrai, j’ai bien fait : une partie des panneaux en bois étaient complètement pourris, et l’alu en dessous était noir de saleté (un mélange de graisse, de poussière, et de plein de choses accumulées depuis 45 ans …).

J’ai donc nettoyé, gratté à la spatule et brossé à la brossé métallique, pour revenir à une apparence à peu près correcte du fond de cale. Bonne nouvelle : la coque est en bon état en dessous.

Mais bon, avec tout ça, il me faudra un nouveau sol. Ca ne presse pas forcément en revanche, ça ira avec les autres aménagements intérieur (table, banquettes, déco…)

Et maintenant ?

La prochaine grande étape se situe à l’extérieur : normalement, je devrais pouvoir retirer le mat avec le chantier lundi ou en tout cas la prochaine fois que la météo le permet.

Ensuite, coup de jet d’eau sur le voilier, et le mat, et on vérifie le gréement dormant. Mais si tout à l’air correct, je ne compte pas le changer : après quelques consultations, ce n’east pas forcément nécessaire, ou en tout cas pas urgent. Si je fais un long voyage je changerai à ce moment histoire d’être tranquille !

Pour le pont, oit le chantier peut me fournir un devis rapidement pour faire sabler le pont, soit je fais sans et je ponce moi-même. Ce sera moins bien, mais bon, si la peinture s’écaille un peu dans quelques années je pourrais la refaire ! Je ne vais pas les attendre encore des mois (ça fait depuis novembre que je leur demande le devis).

Et une fois tout ça fait, peinture ! Sur le pont, et sous l’eau.

J’ai acheté plusieurs couleurs de peinture, parce que avoir un voilier tout blanc c’est pas très fun ! Il y aura de quoi s’amuser en peinture.

Et pour la partie immergé, j’ai choisie un antifouling au silicone. En gros, au lieu d’un produit toxique pour la faune et la flore (un “biocide”), il s’agit ici simplement d’un anti-adhésif (comme les moules de patisserie en silicone en fait).

Ca marche moins bien, et ça voudra sans doute dire plonger pour nettoyer sous la coque de temps en temps, mais je préfère ça qu’empoisonner l’eau dans laquelle je navigue.

Et une fois que tout ça est fait … On remet le mat et à l’eau ! En espérant que le moteur démarre…